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Albi, la ville rouge...

1 : en guise de présentation

 

Albi la rouge ?...

Un riche patrimoine architectural, à base essentiellement de brique rouge, lui confère selon certains un air de cité Toscane...

Implantée sur les bords du Tarn depuis 1000 ans av. J.C., elle a traversé toutes les périodes historiques, sortant de l'anonymat au XIème siècle.

Les habitants d'Albi témoignant une certaine sympathie pour les Cathares, les hérétiques ont été également appelés les "Albigeois", alors que la ville n'a jamais été un bastion de cette idéologie...

La Cathédrale Sainte-Cécile...

Sa construction a débuté en 1282 : après la croisade contre les Cathares, il fallait que les catholiques assoient leur autorité.

La réalisation de la nef nécessita un siècle de travaux, et il fallut attendre 1475 pour que le clocher-donjon (74 m de haut) soit achevé.

Il fallut attendre 1515 pour que l'ensemble de cette cathédrale aux airs de forteresse soit entièrement terminée, soit 234 ans de travaux !...

Sauvée de peu au momment de la Révolution (elle fut mise en vente 3 500 F à condition de la raser entièrement), c'est par charrettes entières que statues, tableaux, archives et boiseries furent brûlés...

La Cathédrale Sainte-Cécile...

Un porche en forme de baldaquin, à la décoration éxubérante, permet de pénétrer à l'intérieur de l'édifice. La nef est constituée d'une immense salle de 100 mètres de long sur 20 m, sans piliers ni transepts.

Si l'extérieur paraît austère, l'intérieur est richement décoré et orne : peintures éblouissantes, lumineux vitraux du XIVème s, 178 statues, jubé finement sculpté, orgue monumental du XVIIIème s, autel en marbre noir, chapelle du Trésor, objets sacrés,...

La voûte, située à 30 m de hauteur, est entièrement décorée et représente la plus vaste surface peinte au monde. Entre 1509 et 1512, des peintres italiens de Bologne y ont représenté toute l'histoire de l'humanité.

Le Palais de la Berbie...

Le bâtiment initial est antérieur de quelques années à la Cathédrale Sainte-Cécile. Il servait de résidence épiscopale, et jouxtait la première église d'Albi, aujourd'hui disparue.

Modifiée au cours des siècles, cette forteresse au donjon massif et à l'enceinte fortifiée a abrité au XVIIème s. les hommes d'arme.

Après l'édit de nantes, en 1598, la berbie perdit sa fonction de citadelle, et sa configuration fut modifiée : construction de toits, de lucarnes, destruction de certains fortifications...

De château fort à ses débuts, ce palais se transforma en riche demeure à le renaissance !

Le Palais de la Berbie...

Au XVIIème siècle, la courtine sud est abaissée, une terrasse est aménagée au pied des contreforts avec promenoir. Le jardin est réalisé en 1678, suivant le plan des jardins à la française, et agrémenté de statues à l'antique symbolisant les saisons.

Ces jardins occupent la place de l'ancienne garnison des évêques, et sont dominés par les 50 mètres du donjon

On y accède depuis le palais par une succession d'escaliers, et on atteint l'ancien chemin de ronde, couvert d'une voûte de feuillage, qui permet de se déplacer entre les massifs et la rivière.

L'ensemble surplombe le Tarn, découvrant un magnifique panorama sur la ville, et égaye quelque peu ce palais massif (les murs mesurent 7 mètres d'épaisseur à leur base).

Le Musée Toulouse-Lautrec...

Depuis 1922, les pièces situées autour de la cour centrale du Palais de La Berbie abritent les oeuvres du célèbre peintre albigeois. Réouvert récemment à la suite d'importants travaux de réaménagement, sa visite permet de découvrir, en plus des tableaux, différentes pièces du Palais : salles médiévales, prison de l'Inquisition, chapelle Notre-Dame, salles renaissance.

Le musée détient la collection publique de Toulouse-Lautrec la plus importante au monde : 1000 pièces originales, plus de 200 peintures, la totalité des affiches, illustrations, lithographies, dessins,...

Le musée comprend également une salle de conférence au style contemporain, symbole de sa nouvelle image, et une dernière phase de travaux a entrepris la réfection des 1er et 2ème étages.

Le Pont Vieux...

Il a été construit en 1035, et constitue le plus ancien pont français de ce type. Il est composé de 8 arches et mesure 151 mètres. Il a été bâti en pierre, puis paré de briques. Il permet l'ouverture de la ville sur la rive droite du Tarn, et favorise les liaisons entre Le Puy et Toulouse...

Au XIVème siècle, il est fortifié, renforcé d'un pont-levis, et des maisons sont construites sur ses piles. Très étroit à l'origine, il a été élargi à plusieurs reprises (XVIIème, 1820, 1936 et 1949).

Jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, le commerce fluvial était très important sur le Tarn (vins, chanvre, pastel, safran, verre, poteries) et ce pont a contribué à l'enrichissement de la ville.

Les Moulins Albigeois...

Leur bâtisse imposante se dresse entre le Pont Neuf et le Pont Vieux, à l'extrémité d'une chaussée destinée à les alimenter en eau.

Ils se composaient d'une vermicellerie, d'une chapellerie, de moulins à foulons et céréaliers.

Ils sont implantés dans le quartier de la Madeleine, qui grouillait de marchands, artisans, drapiers, pasteliers, maîtres chirurgiens... Au XIXème s., la chapellerie employait 170 personnes.

Actuellement, ils abritent un hôtel de luxe, le musée Lapérouse, des salles de spectacles et d'exposition.

La collégiale Saint-Salvi...

Salvi est le nom d'un des premiers évêque d'Albi (VIème siècle). La collégiale, emprisonnée à l'intérieur des habitations, présente une architecture composite, mêlant roman et gothique, pierre et brique. Elle est dominée par un curieux clocher-donjon qui surplombe les toits.

C'est par l'un des deux porches munis d'escaliers, difficilement décelables car étroits et coincés entre des immeubles, que l'on peut accéder au cloître. Mutilé au moment de la révolution (l'église fut transformée en magasin à fourrage, et des ailes du cloître furent vendues comme biens nationaux), il présente une structure géométrique très inhabituelle.

Une ville dynamique...

Avec ses 51 800 habitants, Albi est depuis 1797 la Préfecture du département du Tarn (au détriment de Castres). Outre son riche environnement touristique, la ville possède un tissu industriel diversifié, renforcé par un pôle de formation et technologique de pointe.

Sa situation privilégiée sur l'axe Lyon-Toulouse en fait un bassin en pleine expension et au fort potentiel.

Par ailleurs, la ville a été classée en mars 2008 parmi les 10 cités les moins chères de France (domaines de l'alimentation, de l'hygiène, de l'entretien) et la moins inflationniste de l'hexagone.

Cité au riche passé, ville d'art et d'histoire, Albi possède en dehors des monuments déjà cités un riche patrimoine à découvrir au détour des ruelles composant ses vieux quartiers. Nous y reviendrons donc ultérieurement...

2 : balade dans la ville

 

 




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