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Le phare des Baleines
Ile de Ré

 


Situé à la pointe nord de l'île de Ré, il porte ce nom en raison des baleines qui venaient régulièrement s'échouer sur ses côtes. L'échouage de 2 navires au milieu du XVIIème siècle dans ce même secteur a incité les autorités à y implanter un phare pour signaler le danger.

 

 

 
 
 Avec ses 59 mètres de hauteur, le Phare des Baleines constitue, et de loin, le point culminant de l'île de Ré. et si l'on n'a pas trop la tête qui tourne après avoir avalé en tournant les 257 marches de la montée, il ne faut pas hésiter à continuer à tourner sur le balcon de veille afin de découvrir un magnifique panorama.
 
 
 

 

En direction du sud s'étend toute la partie nord de l'île, avec les sic hameux qui composent la commune de Saint-Clément des Baleines. Au-delà, on devine les marais de la réserve naturelle de Lilleau des Niges qui abritent plus de 300 espèces d'oiseaux..

 Vers l'est, se dessine la magnifique courbe de la plage de la Conche, bordée par la forêt domaniale du Lizay.

En se retournant vers le large, on devine au pied du phare, au gré des marées, les écluses à poissons. Ce sont des pièges à poissons constitués de murs de pierres : entièrement couverts à marée haute, ils retiennent les poissons quand la mer se retire par des trous équipés de grilles.

Ces murs de forme angulaire ou semi-circulaire peuvent mesurer de 400 à 1600 mètres de longueur, et leur hauteur peut atteindre 3 mètres.Ce type de pêche est pratiqué depuis six siècles. Si l'on comptait quelques 140 écluses de ce type en activité en 1900, il n'en reste plus qu'une douzaine de nos jours.

L'utilisation de ces parcs est très règlementée. Les poissons que l'on peut y pêcher au filet lors des marées basses : anguilles, soles, raies, sardines, mulets, seiches, etc...

 
 
 
Le phare et ses bâtiments annexes sont intégrés dans un parc arboré créé en 1861. D'influence anglaise, il est composé de trois parties : un parterre d'apparat à l'entrée (redessiné en 1936), un espace ouvert côté océan, un jardin boisé aux essences variées, parcouru de nombreuses allées et entouré d'un mur de clôture en pierres.
 
 
 

 

Un plan de remise en valeur est en cours : inventaire des espèces, plantations, étude paysagère...

 En direction de la côte, le parc est rehaussé par la présence de la vieille tour des baleines construite en 1682. Face à l'augmentation du trafic maritime et à la multiplication des naufrages, il devenait nécessaire de baliser les côtes et sécuriser l'accès aux ports.

La tour des Baleines a été construite sur ordre de Colbert, d'après un programme établi par Vauban, afin de faciliter l'accès à l'arsenal de Rochefort créé en 1666.

Haute de 29 mètres, elle a été construite en pierre de taille, comporte 3 étages et 3 pièces desservis par un escalier à vis comptant 112 marches. Elle a été classée monument historique en 1904.

Au début, la lumière était produite par la combustion d'huile de poisson ; en 1736 est installée une nouvelle lanterne fonctionnant au charbon. Un magasin est alors installé au pied de la tour pour stocker le combustible.

Cet entrepôt, agrandi par la suite, a servi d'habitation pour les gardiens avant d'abriter une école de formation pour les gardiens de phare (1949 - 1970). Actuellement, il accueille un espace d'animation et d'exposition sur le thème des phares.

Une pièce annexe du phare abrite quelques objets récupérés sur les côtes des environs à la suite de naufrages. Tel celui de la Désirée, gabarre de la Marine Royale à 3 mâts, qui a sombré le 27 décembre 1838.

Chargée de matériel de marine (voiles, ancres, boussoles), de vivres et de médicaments, transportant des officiers et des bagnards, elle quitte Brest le jour de Noël.

 


Mais le 27 au soir, les récifs de la Pointe des Baleines sont masqués par un épais brouillard. A 7 heures du soir retentissent 69 coups de canons, signifiant que le navire est en péril.

Le lendemain, une première planche est rejetée sur la côte, suivie par une multitude d'autres. Pendant 3 jours la mer roule des cadavres : il y a eu 52 victimes, et pas le moindre survivant...

Constituant avec 180 000 visiteurs annuels l'un des premiers sites touristiques de l'île, le phare accueille à la périphérie de son parc bars, restaurants, musées, magasins de souvenirs.

Ils se sont implantés dans des constructions caractéristiques de l'île : petites maisons basses sans étage, aux blanches façades chaulées, avec portes et volets peints en vert, enjolivées par des treilles ou des roses trémières...

On peut rejoindre la pointe des Baleines par un important réseau de pistes cyclables qui parcourt l'ensemble de cette île baptisée "Ré la Blanche", ce qui est bien appréciable pour se déplacer quand on sait que la population est décuplée en saison...

 
 "Au moyen Âge, les débris des navires naufragés appartenaient au seigneur des côtes sur lesquelles ils échouaient. On appelait ça le droit de bris. Cette tradition fut reprise pendant de longs siècles par les paysans des côtes atlantiques.

Dans le Finistère, les habitants des côtes priaient régulièrement pour voir des naufrages en abondance. Ils remerciaient la Vierge pour leur avoir fait don d'un pillage fructueux.

Parfois on forçait la providence en attirant les navires par des feux trompeurs.



Sur les côtes de l'Île de Ré, on attachait la lanterne au cou d'un âne. La démarche de la bête, entravée par une corde attachée à ses jambes, faisait osciller la lumière qui pouvait ainsi passer pour une bouée ballottée par les flots. Cette tradition de pillage a donné son nom à une expression populaire : Faire tanguer l'âne.

Les matelots qui arrivaient sur les plages étaient dépouillés de leurs biens puis tués. On dit que de nombreux marins du pays périrent sur leurs côtes et que des mères, qui avaient fait tanguer l'âne, virent les cadavres de leurs fils rejetés par les flots..."

(Possibilité de laisser un commentaire dans l'espace "Nouveautés")

Le premier phare à la portée et à l'efficacité limitées fut remplacé par une tour plus haute, dans le cadre du programme de 1825 établi par le Service des Phares et Balises.

 Ce plan concernant l'ensemble des limites maritimes de la métropole prévoyait la construction de grands phares dits d'atterrissage qui permettrait à tous les marins abordant les côtes françaises de voir une lumière quel que soit l'endroit où ils se trouvent...

Sa construction commença en 1849, en même temps qu'un autre phare plus petit situé au large, à 3 km environ de celui-ci, sur le Haut Banc du Nord, et appelé phare des Baleinaux.

Il a été mis en service en 1854, et a fonctionné au pétrole jusqu'en 1882.

Doté d'une centrale de production d'énergie électrique à vapeur vers 1904, il fut raccordé au réseau électrique après la seconde guerre mondiale.

Le bâtiment est une tour octogonale en pierres calcaires apparentes (prélevées dans des carrières de la Charente Maritime intérieure), le soubassement a été réalisé en granit breton bleu de Kersanton (environs de Brest).

 

Le phare mesure 59,39 mètres de hauteur, et il faut monter 257 marches pour atteindre la plateforme sommitale. Deux lampes halogènes de 250 Watts lancent 4 éclats blancs toutes les 15 secondes.

Une optique tournante composée de 2 lentilles flottant sur un bain de mercure assure une portée de 27 miles marins (50 km environ).

Il est raccordé au réseau EDF, mais dispose en cas de besoin d'un groupe électrogène de secours.

 Le premier phare à la portée et à l'efficacité limitées fut remplacé par une tour plus haute, dans le cadre du programme de 1825 établi par le Service des Phares et Balises.




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