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Le TARN, par MONTS et par VAUX... (1) 

 

Introduction

Le village de Lautrec, au coeur du département du Tarn, reçoit ses premiers rayons de soleil automnal... La lumière rougeoyante diffusée par les voiles nuageux souligne le contour des toitures, de la Collégiale Saint-Rémy, du moulin à vent et du calvaire de La Salette. Les vallons alentours, résonnant déjà des échos matinaux des activités agricoles, sont encore nimbés de longs rubans de brume, alors que la barrière formée au sud par la massive Montagne Noire rosit progressivement.

Mais... "Dis Cavel, c'est où le Tarn ?"...

Le Tarn ? C'est l'un des 8 départements de la région Midi-Pyrénées, la plus étendue de la métropole, située dans le sud-ouest de notre pays. De par sa situation, il a ses pieds dans la chaleur du Midi et sa tête dans la fraîcheur hivernale des Cévennes...

Sa diversité géographique constitue sa principale originalité, et son passé particulièrement troublé a forgé son identité ! Mais ne venez surtout pas y chercher les fameuses Gorges du Tarn, elles ne sont pas chez nous, mais beaucoup plus en amont, dans l'Aveyron et la Lozère...

Formation du département :

Ancien territoire de la province du Languedoc, le département est créé par la réunion des trois diocèses d'Albi, Castres et Lavaur et validé par un décret de la Constituante du 5 février 1790 qui le nomme "département de l'Albigeois". Trois semaines plus tard un nouveau décret le baptise définitivement "département du Tarn" en référence (comme pour beaucoup d'autres) au principal cours d'eau le traversant.

Grâce à une population plus importante et des appuis politiques plus efficaces, Castres est d'abord désignée comme chef-lieu du Tarn. Mais cette disposition ne plaît pas aux Albigeois qui en conçoivent une profonde animosité, et réussissent à récupérer la prééminence administrative du département : Albi devient alors préfecture le 27 brumaire an VI (17 novembre 1797), et le reste encore de nos jours...

(Photo : maisons médiévales au pied de la cathédrale d'Albi)

Généralités démographiques :

Le département du Tarn se situe globalement dans la moyenne de la France : 62ème pour la population (avec 343 505 habitants), et 58ème pour la superficie (5758 km²). Concernant la densité de population, avec une moyenne de 60 habitants au km² (pour 112 au niveau national), le Tarn est un département essentiellement rural, même si la majorité de ses habitants réside en zone urbaine.

La pyramide des âges montre quant à elle une population vieillissante : 28,2 % des Tarnais ont plus de 60 ans, contre 21,3 % au niveau de la France. Les jeunes majeurs quant à eux sont plutôt attirés par l'agglomération toulousaine voisine...

(Photo : le marché de Lavaur draine les habitants des communes rurales voisines)

Synthèse géographique

Schématiquement, le Tarn peut se résumer sur le plan du relief à trois entités géographiques complémentaires : plaines à l'ouest, plateaux au nord, montagnes au sud et à l'est. Trois rivières principales parcourent le département, coulant de l'est vers l'ouest, et l'entaillent en longues vallées regroupant l'essentiel de la population et de l'activité économique : le Tarn, l'Agout et le Dadou. Question climat, la situation tarnaise est souvent complexe en raison des influences atlantique, méditerranéenne et continentale dont il bénéficie alternativement...

(Photo : le Pic de Nore dominant le lac des Montagnès)

Saut du Sabo

Le contraste le plus saisissant du Tarn se traduit par une forte opposition entre l'est (qui est constitué par la frange occidentale du Massif Central) et l'ouest (représentant la partie orientale de la plaine d'Aquitaine). Cette cassure se manifeste ici, au Saut du Sabo, juste en amont d'Albi : la rivière vient se fracasser sur les schistes découpés et rabotés de cette ultime gorge, dévalant brutalement une dénivellation d'une vingtaine de mètres, avant de s'écouler plus sereinement dans la plaine alluviale qui s'offre dorénavant à elle. Le Tarn y était beaucoup plus tumultueux avant que son cours ne soit canalisé par EDF, mais il y retrouve sa vigueur lors des crues où le "spectacle" de ses eaux en furie est particulièrement impressionnant...

(Photo : le Saut du Sabo, entre Arthès et Saint-Juéry)

Synthèse historique - 1 :

Les chasseurs nomades du paléolithique parcourent les plateaux tarnais il y a environ 500 000 ans. Vers 14 000 ans avant JC, ils s'installent dans les grottes des causses du nord puis dressent de nombreux mégalithes (-3 500). Les Gaulois investissent les vallées, et notre territoire est ensuite rattaché à la province romaine de la Narbonnaise. Les Gallo-Romains intensifient l'utilisation des minerais et perfectionnent la technique de la poterie. Pendant le haut moyen-âge, de riches familles et des communautés religieuses jettent les bases des localités actuelles. A la fin du XIIème siècle, la croisade contre les hérétiques (Albigeois ou Cathares) enchaîne massacres et bûchers ! La recherche d'une plus grande sécurité et l'accroissement de la population entraînent la création de nombreuses villes nouvelles : les bastides (une quarantaine dans le Tarn)...

(Photo : poteries gallo-romaines à l'Archéosite de Montans)

Synthèse historique - 2 :

Les guerres de religion accentuent l'opposition entre le nord (essentiellement catholique) et le sud (où s'installent les protestants). De nombreuses villes bénéficient de l'essor dû au siècle des Lumières, alors que le département vivra plus tard une période révolutionnaire modérée. Par contre, la révolution industrielle est très profitable au Tarn, dans lequel se développent de nombreuses industries : mines, métallurgie, verreries, tanneries, mégisseries, textile, meuneries, hydro-électricité... Les guerres mondiales occasionent de nombreux mouvements sociaux (1916) et un engagement fort dans la Résistance (1942). Depuis le milieu du XXème siècle, l'agriculture tarnaise et les activités industrielles classiques déclinent, alors que le secteur tertiaire se développe...

(Photo : Les Jardins de l'Évêché à Castres)

Les différents secteurs

Vallées fertiles ou causses arides, cultures céréalières ou vastes forêts, vignes ou landes, collines marneuses ou blocs granitiques, gorges calcaires ou montagnes schisteuses, torrents impétueux ou lacs tranquilles, mégalithes préhistoriques ou châteaux cathares, bastides médiévales ou villes de briques rouges,...

Le département du Tarn est une combinaison harmonieuse de pays forts différents, aux aspects nombreux et variés. Je vous propose de le découvrir en parcourant successivement les 6 secteurs définis par la carte ci-dessus...

(Photo : prairies et forêts des Monts de Lacaune)

1- Vallée du Tarn

Trébas

C'est sur la commune de Trébas (353 habitants) que le Tarn, le cours d'eau, pénètre dans le département qui porte son nom. Il a pris sa source au Mont Lozère (1560 m), traversé la Lozère (où il a creusé ses célèbres gorges) et l'Aveyron (où il coule sous l'impressionnant viaduc de Millau).

Le village de Trébas, occupé dès l'époque gallo-romaine grâce à ses mines de cuivre et aux vertus bénéfiques de ses eaux, est orienté vers l'agriculture traditionnelle autour de l'élevage de brebis et le tourisme favorisé par son cadre naturel très verdoyant, proposant notamment des descentes du Tarn en canoë jusqu'à Ambialet....

Ambialet (villages de caractère)

... Ambialet où la rivière vient buter contre une barre rocheuse qui va contraindre le Tarn à effectuer un superbe méandre de trois km ! Ce site unique a été repéré très tôt, et est devenu pendant deux siècles une place forte de l'Albigeois. Le château vicomtal est installé au Xème siècle sur le promontoire dominant l'isthme très étroit (moins de 30 mètres) alors qu'au siècle suivant un prieuré est construit sur la colline implantée au centre de la boucle dessinée par la rivière.

Quant au village (439 habitants), scindé en deux parties bien distinctes, il résulte d'une organisation bien spécifique due aux particularités naturelles de ce terrain très accidenté. Ambialet appartient au réseau des "villages de caractère"...

Saut du Tarn

Nous avons vu précédemment l'importance de cette chute du Saut du Sabo, à Saint-Juéry, sur le plan géologique et géographique, véritable frontière naturelle entre montagne et plaine. Bien évidemment, la puissance de ces eaux a été utilisée très tôt pour actionner moulins et pressoirs. Mais c'est surtout l'implantation d'une importante usine métallurgique au XIXème siècle (1824) qui bouleversa et défigura le site : fabrication de faux, d'outils à main, de limes (plus de 3 millions et demi en 1970), d'aciers spéciaux et moulage de grosses pièces.

Malheureusement, en 1983, après avoir employé jusqu'à 2000 ouvriers, les hauts-fournaux se sont éteints et martinets ou laminoirs ont été réduits au silence ! Il ne reste maintenant qu'un musée créé en 1995 par d'anciens employés de l'usine, retraçant l'épopée industrielle de ce site : films, démonstrations, maquette géante...

Lescure

Nous voici arrivés aux portes d'Albi, sur la rive droite du Tarn, dans un ancien fief de la papauté jusqu'à la révolution : Lescure d'Albigeois (3660 habitants). Des anciens remparts protégeant la ville, élevés en galets de rivière, il ne reste plus que la tour de l'horloge marquant l'entrée principale du village médiéval. Cette construction imposante, restaurée au XVIème siècle, conserve tout son caractère défensif : meurtrières, herse, créneaux, mâchicoulis.

Particularité importante : elle a été réalisée en briques, et non en pierre comme c'est le cas traditionnellement. Elle a été classée monument historique en 1911, et représente l'emblème de la ville. Lescure abrite également deux églises du XIème siècle, véritables trésors architecturaux de l'art roman...

Albi : le Tarn

Le Tarn assagi traverse maintenant la préfecture du département (51 999 habitants), Albi la ville rouge ! C'est à partir de cette localité que le cours d'eau devient navigable, et qu'il connait un trafic important tout au long de l'histoire jusqu'à ce que l'arrivée du train ne coule définitivement cette activité fluviale. Des bateaux à fond plat, les gabarres, ont ainsi transporté jusqu'à Bordeaux les poteries de Montans, les vins de Gaillac, le pastel du pays de Cocagne ou le charbon de Carmaux.

La rivière coule sous les arches du Pont Vieux, l'un des plus anciens ponts français. Au moyen-âge, sa largeur ne permet le transport des marchandises qu'à dos d'homme ou de mulet. Il est élargi au XVIIème siècle pour favoriser le passage des charettes. Le pont était alors fortifié aux deux extrémités, avec un péage situé au milieu ; par ailleurs chaque pile était surmontée d'une maison ; malheureusement une crue mémorable les détruisit en 1766...

Albi : la cathédrale

Après l'hérésie cathare qui secoue toute l'Occitanie, les évêques veulent montrer leur suprématie en lançant la construction de l'imposante cathédrale Sainte-Cécile (78 m de hauteur, nef de 100 m de long) et du palais adjacent de la Berbie, résidence épiscopale (qui abrite actuellement le musée Toulouse-Lautrec, natif de la ville).

Cet ensemble constituait également un système défensif pouvant abriter 6000 Albigeois en cas de danger. Les travaux se sont échelonnés sur deux siècles, entre 1282 et 1493 ; on a extrait l'argile des berges du Tarn pour fabriquer les innombrables briques qui ont servi à son édification...

Albi : la ville ancienne

Outre la cathédrale, Albi propose un vaste ensemble architectural parfaitement restauré : tour Saint-Michel, cloître et église de Saint-Salvy, moulins albigeois,... Les anciennes artères commerçantes de la vieille ville sont bordées de hautes bâtisses à pans de bois et murs de briques rouges, possédant au dernier étage de pittoresques greniers-séchoirs ouverts : "les soleilhous". De nombreux hôtels particuliers, construits aux XVème et XVIème siècles, témoignent de l'âge d'or du pastel en albigeois.

Cette richesse a amené l'état français à proposer la préfecture tarnaise pour son inscription au patrimoine mondial de l'Unesco. Réponse à l'été 2010...

Albi : la verrerie ouvrière

En janvier 1896, des verriers grévistes de Carmaux investissent Albi pour y créer la première usine française qui appartiendrait aux seuls ouvriers. Ils deviennent ainsi maçons et charpentiers pour construire leurs futurs locaux, effectuant matin et soir 16 km à pied pour rejoindre le chantier. Le 25 octobre de la même année, malgré l'accumulation de difficultés, le premier four est mis en marche, chauffé avec du bois, et célébré par un banquet de 1500 convives.

Les débuts de cette verrerie ouvrière sont cahotiques et souvent douloureux pour les verriers. Malgré tout, l'entreprise résiste malgré les deux guerres mondiales : à l'origine le 1er four produit 50 bouteilles à l'heure, et en 1970 il en fabrique 3500. Depuis, la verrerie a été reprise par le groupe Saint-Gobain...

Castelnau de Lévis

Après la croisade cathare, la rive gauche du Tarn a été rattachée à la couronne royale alors que la rive droite reste sous l'autorité du Comte de Toulouse Raymond VII. Celui-ci cède le Puy de Bonafous (piton rocheux) à Sicard Alaman pour qu'il y construise une ville nouvelle destinée à remplacer les villages détruits le long de la rivière par Simon de Montfort.

Ce village porte actuellement le nom de Castelnau (le château neuf) de Lévis. De l'ancien château, il ne subsiste qu'une haute tour de guet (40 mètres) chargée autrefois de surveiller la vallée du Tarn. Les anciennes fortifications ont servi de carrière au cours des XIXème et XXème siècles.

Rivières - Aiguelèze

Entre Albi et Gaillac, une retenue a été construite sur le Tarn entre 1948 et 1951 afin de produire de l'électricité : le barrage de Rivières. Il retient 33 000 m3 d'eau, et allonge son étendue d'eau jusqu'aux portes de la préfecture. En été, deux gabarres effectuent plusieurs mini-croisières quotidiennes entre le port d'Aiguelèze et le Pont-Vieux albigeois.

Sur la rive droite a été aménagé un espace de loisirs (Aiguelèze) avec lotissement résidentiel, golf, piscine, tennis, port de plaisance, école de voile,... Le lac sert également d'espace d'entraînement ou de régate au club d'aviron d'Albi qui bénéficie là d'un plan d'eau de 15 km de long.

Gaillac

C'est au Xème siècle que naît la ville de Gaillac (12 775 habitants) sur la rive droite du Tarn, autour de l'abbaye bénédictine Saint-Michel. Ce sont ses moines qui vont développer la culture de la vigne, créant ainsi l'un des plus vieux vignoble de France. L'abbatiale Saint-Michel, consacrée en 972, est détruite lors de la croisade contre les Albigeois puis reconstruite en 1271. Lors des guerres de religion, elle est à nouveau ruinée par les protestants entre 1562 et 1568. Les bâtiments annexes de l'église actuelle, reconstruits au XIXème siècle, abritent l'office du tourisme et la Maison de la vigne et du vin...

Gaillac

Le commerce des vins, qui s'effectue essentiellement par l'intermédiaire d'un port construit sur le Tarn, enrichit de nombreuses familles locales. Gaillac compte ainsi de nombreux hôtels particuliers du XIIIème au XVIème siècle : Yversen, Pierre de Brens, Portal, Vayssette, Lacourtade, Cavaillé-Coll,...

Le château de Foucaud a été construit en 1630 par un conseiller au parlement de Toulouse. Il est entouré de jardins dessinés par un élève de Le Nôtre, qui se prolongent au sud sur des terrasses dominant le Tarn. Le bâtiment abrite le musée des beaux-arts présentant une collection de sculptures et de peintures françaises des deux derniers siècles...

Montans

Trois kilomètres en aval de Gaillac, sur la rive gauche du Tarn, s'est établi le village de Montans (1061 habitants) vers le 8ème siècle avant JC. Une butte protégée sur trois côtés par rivière et ruisseaux a favorisé l'installation d'un oppidum gaulois dont les habitants s'adonnent à la pratique de la poterie grâce à la présence massive des matériaux indispensables : argile, eau et bois pour la cuisson.

Cette tradition se perpétue jusqu'à la fin du 2ème siècle, suite à la romanisation de ce territoire, grâce à l'arrivée de potiers italiens qui s'implantent sur le site. La mise à jour de vestiges de fours et d'ateliers lors de la construction d'un lotissement dans les années 1970, venant compléter les fouilles déjà réalisées au milieu du XIXème siècle.

Montans

Montans devient ainsi au début de notre ère l'un des deux plus importants sites de production de poteries du monde gallo-romain. Exportées dans tout l'empire, elles se caractérisent par une couleur rouge brillante, ornées de décors raffinés et estampillées au poinçon du nom du potier qui les a réalisées, ce qui leur vaut le nom de poteries sigillées.

L'ensemble des principales découvertes effectuées sur le village, auxquelles se rajoute un "trésor" de 40 pièces émises en l'année 41, ont été rassemblées dans un musée : l'archéosite. Outre les poteries exposées, le site propose la reconstitution d'un atelier de potier, de fours, d'une rue gallo-romaine et d'une domus (maison du 1er siècle)...

Lisle sur Tarn

En continuant la descente du Tarn, nous atteignons Lisle sur Tarn (3683 habitants), bastide fondée en 1229 par Raymond VII, comte de Toulouse. La proximité de la rivière a permis l'implantation d'un port (on devine la rampe d'accès à droite), dont l'activité florissante dans le domaine du commerce du vin notamment est source d'enrichissement pour la localité.

Les toitures sont dominées par l'imposant clocher-tour de l'église Notre Dame de la Jonquière, construit au XIVème siècle, de style toulousain caractéristique avec ses ouvertures à arcs en mitre...

Lisle sur Tarn

Le centre de Lisle abrite la plus vaste place à couverts du sud-ouest, espace incontournable des bastides où se concentre l'activité commerciale. Elle est entourée de belles façades datant principalement du XVIIIème siècle, surmontant des arcades en briques côtoyant quelques piliers de bois.

Tout autour, les rues se coupant à angle droit respectent un plan parfaitement géométrique. On y rencontre encore de nombreuses maisons à encorbellements, en briques et pans de bois, avec parfois un "pountet" (pièce reliant deux maisons en vis à vis construite au-dessus de la rue) qui venait agrandir le lieu de vie...

Rabastens sur Tarn

C'est sur une ancienne villa gallo-romaine que l'abbaye de Moissac fonde un prieuré autour duquel va se développer la ville de Rabastens (4621 habitants), dont le nom est à consonnace wisigothe. La cité s'est implantée à hauteur d'un gué dû à l'ensablement du Tarn, favorisant ainsi sa traversée.

Bastion de l'hérésie cathare au début du XIIIème siècle, la localité est contrainte par le traité de Paris d'abattre ses remparts. Il n'en reste donc que leurs soubassements, déjà impressionnants, dans lesquels un passage a été ouvert pour accéder à l'ancien moulin médiéval. L'église Notre Dame du Bourg (XIIIème s) renferme de splendides peintures murales.

Rabastens : la campagne

Dés que l'on s'éloigne du lit de la rivière, qui comporte les rares espaces plats du département, on se retrouve dans un paysage agricole très vallonné. Ici règnent polyculture et élevage, pratiqués dans des propriétés familiales à taille humaine. Outre la vigne (le vignoble gaillacois s'étend jusqu'ici), les collines se couvrent au fil des saisons de nombreuses cultures, axées sur les céréales et le fourrage. De petites forêts jouxtent les prairies sur lesquelles se pratique l'élevage (ovins et bovins), alors que de nombreux enclos hébergent des volailles : le Tarn est aussi le pays du foie gras !...

Saint Sulpice la Pointe

Nous voici arrivés aux portes occidentales du département, où les deux principales rivières (Tarn et Agout) se rejoignent, obtenant ainsi l'altitude la plus basse du département : 95 mètres. L'ancienne bastide de Saint-Sulpice, fondée au XIIIème s, possède avec son église le plus imposant clocher-mur du Tarn et avec son ancien château du Castela un curieux souterrain-refuge.

Située à une vingtaine de kilomètres seulement de Toulouse, desservie par autoroute et vois ferrée, la ville de Saint-Sulpice a vu sa population augmenter d'un tiers entre les deux derniers ressencements pour atteindre 7378 habitants. Ce qui pose un sérieux problème de développement des équipements publics pour cette petite localité, avec le risque de devenir une cité-dortoir...

En descendant cette vallée du Tarn, nous avons rencontré de nombreuses localités, qui doivent leur implantation et leur développement à la présence de cet important cours d'eau. Et même si la navigation, outre que de loisirs, n'a plus cours sur la rivière, la vallée qu'elle a dégagée accueille la seule autoroute et la principale voie-ferrée tarnaises.

Comme l'ont montré certaines photos précédentes, le Tarn et les autres cours d'eau principaux du département, sont encaissés. Les multiples régimes climatiques que subit le département ont une influence prépondérante sur ces rivières, avec des étiages très bas en été et des crues parfois dramatiques le reste de l'année (épisode cévenol)...

 



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