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Le SENTIER du LITTORAL :

entre Saint-Jean de Luz et Hendaye...

 Ce sentier de 25 km de longueur suit la côte atlantique depuis le village de Bidart jusqu'à Hendaye, à la frontière franco-espagnole. La moitié du parcours s'effectue en zone naturelle, le reste se situe en milieu urbain ou mixte.

Nous allons démarrer le parcours en amont de la pointe Sainte-Barbe, à Saint-Jean de Luz, et parcourir le sentier vers le Sud, bénéficaint ainsi des beaux panoramas qui se dégagent sur les sommets caractéristiques de la région.

La pointe Sainte-Barbe est un éperon rocheux qui ferme la baie de Saint-Jean de Luz au nord. Autrefois fortifiée, elle constitue de nos jours un but de promenade incontournable, où escaliers, allées, sentiers zigzaguent au milieu des plate-bandes engazonnées...

 Le sentier emprunte la partie supérieure de la digue, construite au XIXème siècle pour contrer les assauts répétés de la mer et protéger les maisons du front de mer. La balade s'effectue ainsi le long de la magnifique grande plage luzienne, très prisée en saison.

Depuis la pointe Sainte-Barbe, le regard embrasse la magnifique baie de Saint-Jean de Luz, dominée à l'arrière plan par les montagnes des Pyrénées navarraises, qui va constituer la suite du parcours...

SAINT-JEAN de LUZ : A l'extrémité sud de la plage, les maisons construites sur l'étroite bande de terre située entre l'océan et le port, sont reliées par une passerelle au cheminement pédestre qui couronne l'imposante digue.

Si côté rue les habitants pénètrent de plein pied dans leur rez de chaussée, côté mer c'est souvent au second étage que conduisent directement ces passerelles... Inutile de préciser que les deux niveaux inférieurs voient rarement le soleil et n'ont pour tout horizon que les pavés ayant servi à la construction de ce mur de protection !

SAINT-JEAN de LUZ : Arrivé au niveau du phare, le sentier abandonne la plage pour contourner le port particulièrement coloré... En traversant le pont qui franchit la Nivelle pour rejoindre la ville voisine de Ciboure, nous rencontrons l'une des stations d'interprétation.

De ce point stratégique, la vue embrasse les principaux monuments luziens : la Maison de l'Infante (aux tours carrées roses), la maison de Louis XIV (tours blanches et toits d'ardoises), l'église Saint-Jean Baptiste dans laquelle le couple s'est marié...

CIBOURE : Du port de Saint-Jean de Luz à celui de Ciboure, il n'y a que le fleuve côtier de la Nivelle à franchir... Après la baleine (dès le XIème siècle), puis la morue (XVIème s.), les pêcheurs locaux se sont orientés de nos jours vers la sardine, l'anchois ou le thon.

Le sentier du littoral longe les quais, face aux maisons cibouriennes à pans de bois, caractéristiques du pays basque. La seule ayant une façade de pierre a vu naître le compositeur Maurice Ravel et abrite actuellement l'office de tourisme.

CIBOURE - SOCOA : En remontant le front de mer cibourien, on arrive au quartier de Socoa qui possède sa plage, son port de plaisance, ses restaurants, ses digues qui ferment et protègent la baie de Saint-Jean de Luz,... et son fort.

Le Fort de Socoa, dont la construction a été décidée par Henri IV, a été remanié ensuite par Vauban afin de l'intégrer dans le dispositif de fortifications destinées à protéger le territoire français aux frontières...

Dépassées les dernières maisons de Ciboure-Socoa, le sentier se faufile au milieu de la lande sauvage, dominant l'océan au plus près, en haut des falaises rocheuses qui ont leur pied battu par les vagues et les marées successives...

Nous sommes sur la commune d'Urrugne ; les plaques shisteuses composant le front de mer plongent de façon abrupte dans l'Atlantique ! Au loin, apparaissent la côte et les premiers reliefs espagnols.

Dans ce secteur, aucune plage, si ce n'est parfois une petite crique rocheuse qui vient interrompre la barre calcaire constituant le front de mer.

Le ressac permanent de l'océan attaque les plaques rocheuses à la base et les effrite progressivement. Quand l'érosion a suffisamment effectué son sournois travail de sape, ce sont alors des dalles entières qui glissent vers l'eau et s'échouent sur les fondements des dalles détruites autrefois...

Parfois, quand le haut de la falaise se rétrécit, le sentier est accollé à la route dont il n'est séparé que par une glissière de sécurité en bois.

De temps à autres de petits échappatoires escarpés se glissent au milieu des buissons et permettent aux pêcheurs ou aux bronzeurs de s'approcher de l'eau.

A l'approche du centre de vacances d'Haizabia, le chemin effectue un crochet à proximité d'une piscine à l'eau de mer et repart à l'assaut de la falaise...

Au détour du chemin apparaît soudainement (à l'aplomb d'un îlot rocheux très convoité par les plaisanciers) cet étrange portique, de réalisation plutôt grossière, supportant deux cables qui s'enfoncent sous l'eau au bas de la falaise et y sont solidement encrés...

Renseignements pris, il sert à remonter une algue (le gelidium - utilisé entre autre dans l'industrie alimentaire) qui vient se déposer sur les rochers en grande quantité, de la fin de l'été à la fin de l'hiver.

Domaine d'Abbadia : Passée cette double tyrolienne, le sentier pénètre dans le Domaine d'Abbadia, du nom de ce château construit par l'explorateur et astronome Antoine Abbadie (1810 - 1897), dans lequel il mêla moyen-âge et art africain...

Si la visite du château est payante, l'accès au domaine est libre. Aménagé par le Conservatoire du Littoral, il est géré par les communes d'Hendaye et d'Urrugne et le Conseil Général.

Domaine d'Abbadia - Baie de Loya : Le domaine s'étend en partie sur la Pointe Sainte Anne, presqu'île rocheuse qui se détache de la côte, offrant ainsi un large panorama en toutes directions.

Depuis le Sentier du Littoral, une petite sente escarpée et glissante par temps de pluie permet d'accéder sur la petite plage de la baie de la Loya, très recherchée à marée basse en haute saison...

 Domaine d'Abbadia - Pointe Sainte-Anne : Au cours de la deuxième guerre mondiale, la Pointe s'est vue dotée de nombreux blockhaus dans le cadre du "mur de l'Atlantique". Et pour cela, les Allemands abattirent les derniers arbres du secteur...

Après la guerre, l'activité agricole reprit sur le domaine, mais la zone s'étendant autour des blockhaus (que l'on tenta de détruire, mais en vain) fut ignorée, et ces amas de béton se trouvent actuellement ensevelis au milieu de la végétation naturelle !

Domaine d'Abbadia - les Jumeaux : 

Ces deux îlots rocheux appartenaient jadis à la falaise, mais le lent travail de l'érosion déployé sur des milliers d'années les en a séparés...

Ce sont eux qui subissent en premier l'assaut des vagues, occasionnant de nombreux remous, et servent d'aire de repos aux mouettes et autres volatiles marins !

HENDAYE :

Le chemin se fraye un passage au milieu de la lande, et quitte le Domaine pour rejoindre les premières villas hendayaises, puis la longue plage d'Hendaye : plus de 3 km de sable fin qui s'étirent entre les falaises d'Abbadia et l'embouchure de la Bidassoa...

Domaine réservé des marcheurs du petit matin, qui vont laisser la place progressivement aux baigneurs et aux surfeurs, avec en toile de fond la montagne du Jaizkibel (543 m) qui barre l'horizon...

HENDAYE :

En remontant le Boulevard de la Mer, on rencontre l'ancien casino (de 1908 à 1980), construit en 1884. Cet imposant bâtiment en pierre, de style mauresque, domine le front de mer et constitue le point de départ du célèbre GR 10 qui traverse les Pyrénées en direction de Banyuls...

Le chemin longe ensuite le très vivant quartier de Sokoburu et le réputé centre de thalassothérapie de l'ancien international de rugby Serge Blanco, également ancien président de la Ligue...

La BIDASSOA :

C'est ici que le sentier du littoral prend fin, entre la plage et le port de plaisance d'Hendaye, sur la rive droite de la Bidassoa : ce fleuve côtier de 76 km naît dans les Pyrénées navarraises et constitue la frontière entre la France et l'Espagne à proximité de la côte.

En face, s'étire sur la berge sud la ville de Hondarribia (Fontarabie - 15 000 habitants). Les sommets des Peñas de Haya (806 m), situées au coeur d'un parc naturel, constituent le troisième repaire montagneux de la région après La Rhune et le Jaizkibel.

Que dites-vous ? Un peu fatigués par cette néanmoins magnifique balade ? Qu'à cela ne tienne, je vous invite à déguster une petite assiette de fruits de mer !

Car de nombreux restaurants sont implantés tout au long des 25 kilomètres de ce sentier, et certains sont de véritables institutions... Il ne reste plus qu'à choisir le cadre, la gamme de prix, et le menu ! Ambiance océanique garantie...

Nous venons de parcourir rapidement cet espace protégé de la Corniche Basque : une bien belle réalisation que ce sentier pédestre qui traverse des paysages variés et dévoile de superbes panoramas autant maritimes que terrestres...

J'aurai l'occasion de revenir plus tard sur certains sites évoqués dans ces derniers articles (Saint-Jean de Luz / Ciboure / Abbadia / Hendaye / Hondarribia / ...).

 

 Des stations d'interprétation jalonnent le chemin, et favorisent la découverte des espaces naturels traversés ou des activités humaines qui y sont liées...

 

 




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