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Revel & Saint-Ferréol

Revel

Cette bastide a été créée au pied de la Montagne Noire en 1342 par le roi Philippe VI de Valois. La ville fut ravagée à plusieurs reprises (peste, guerres de 100 ans et de religion), mais réussit à conserver sa magnifique place centrale.

La halle en bois du XIV° s en occupe le centre ; du toit de tuiles émerge un beffroi (remanié au XIX° s suite à un incendie) surmonté d'un clocheton. Cette place est particulièrement animée le samedi, jour du marché.

L'intérieur de la halle : la charpente et les piliers qui la soutiennent sont d'origine et parfaitement conservés. Ils ont été construits au XIV° s, et ont donc plus de 600 ans !

La halle est ouverte sur ses 4 côtés qui font face aux couverts ; le rez de chaussée du beffroi est occupé par l'Office du Tourisme.

Les couverts sont implantés au rez de chaussée des maisons qui entourent la halle cantrale, sur la place Philippe VI de Valois. Ces galeries couvertes (appelées ici des "garlandes") reposaient sur des piliers en bois ; si certains existent toujours, d'autres ont été remplacés par des arcades en maçonnerie.

Ces garlandes constituent comme autrefois le centre actif de la ville (commerces). A noter la peinture des piliers, poutres et plafonds, véritable palette de couleurs qui se répètent sur les 4 côtés de la place.

Depuis la fin du XIX° s, la ville est la capitale du meuble d'art. En 1889, un ébéniste de Versailles (Alexandre Monoury), spécialiste en marquèterie, Compagnon du Tour de France, s'installa à Revel et développa l'industrie du meuble.

Tous les styles de meubles sont réalisés ici, et un Lycée d'Enseignement Professionnel forme les ébénistes de demain.


  Saint-Ferréol

 

 

Saint-Fé, c'est Saint-Ferréol, ce barrage que Pierre Paul Riquet a fait construire de 1667 à 1672 pour alimenter en eau le Canal du Midi, construction qui a entraîné le développement d'une zone résidentielle sur ses berges.

Ce lac se trouve à cheval sur 3 départements (Aude, Haute-Garonne et Tarn) et sur 2 régions (Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées). Carcassonnais, Toulousains et Albigeois (et autres...) aiment à venir flâner dans ce secteur...

Le lac artificiel de Saint-Ferréol est alimenté par le ruisseau du Laudot, qui récupère les eaux de la Rigole de la Montagne et des retenues construites dans la Montagne Noire par Riquet.

Nous sommes à 351 m d'altitude, dans le secteur tarnais du site : une partie des eaux du ruisseau se déverse dans le barrage (vanne de droite) alors qu'une autre partie poursuit son chemin en bordure du lac.

 

 

Des pelouses plongent dans le lac, des arbres le ceinturent et tout un réseau de chemins le desservent : grâce à un tel cadre, châteaux et demeures de maître ont poussé rapidement tout autour du plan d'eau...

En creusant ce barrage indispensable à l'alimentation du Canal du Midi, Riquet n'a pas créé une retenue d'eau simplement utilitaire, mais il a voulu favoriser également la beauté du cadre.
 

 

En arrivant à la digue, nous laissons le ruisseau du Laudot poursuivre son cours souterrainement, et nous nous trouvons maintenant dans la partie audoise du lac...

Il faut une petite heure pour effectuer en marchant le tour du lac, fréquenté en toutes saisons : jeunes mamans poussant leur landeau, joggueurs de tous âges, retraités promenant leur chien (ou l'inverse), etc...
 

 

C'est surtout sa base qui est impressionnante : 147 mètres de largeur ! Deux murs maçonnés la retiennent à chaque extrémité, et un mur central assure son étanchéité.

Sur sa rive droite, le chemin piétonnier longe la route sur quelques hectomètres, ce qui facilite le transport des glacières depuis le coffre de la voiture jusqu'aux tables de pique-nique...

C'est aussi un des secteurs qui compte le plus de restaurants, brasseries, bars, glaciers,... à la disposition de ceux qui n'ont pas voulu s'encombrer du cabas "omelette - sandwich - chips" !

La digue, construite en terre sous Louis XIV par Riquet a été restaurée ultérieurement par Vauban. Elle mesure 786 m de long, et large au sommet d'une vingtaine de mètres.
 

Certains de ces arbres fragilisés par les évènements climatiques (tempête, sècheresse) ont dû être abattus, et de jeunes sujets ont été replantés. Ce sont les "Voies Navigables de France" qui gèrent tous ces chantiers liés au Canal du Midi.

Sur la rive opposée à la digue à été aménagée une plage prise d'assaut l'été, et une base de loisirs axée bien évidemment sur les sports nautiques.

Location de voiliers, canoës, pédalos, côtoient terrains de tennis, mini-golf, attractions diverses. Les eaux poissonneuses du lac ou du ruisseau attirent également les pêcheurs...

En remontant la rive-droite, on rentre dans le département de la Haute-Garonne. Le chemin propose plusieurs diverticules qui slaloment au milieu d'une forêt de pins.
 

 

Mais ce lac de 67 hectares contenant 6,4 millions de mètres-cubes possède un autre petit trésor de fraîcheur qui se trouve en contrebas de sa digue, donc invisible depuis ses rives...

Le grand avantage de ce plan d'eau est d'avoir su allier pratique et esthétique. Alors que l'on est entouré de pavillons et de constructions de toutes parts, on a l'impression d'être en pleine nature.
 

 

Un dédale de sentiers bien aménagés permet de parcourir cet espace de verdure, et joue avec les diverses rigoles dans lesquelles se déverse le trop-plein d'eau du barrage, souvent sous forme de cascades...

Sous la digue, de l'autre côté de la route, et à proximité de la Maison des Éclusiers, a été aménagé un parc peuplé d'arbres "exotiques" où l'eau est toujours présente !
  

 

Il s'agit encore une fois de l'eau du lac qui, emprisonnée dans une série de tuyaux, est libérée à l'air libre au coeur du parc ! Par le seul principe des vases communiquants, elle essaye d'atteindre le niveau de la surface de la retenue.

Mais le clou du spectacle est constitué par cette magnifique gerbe d'eau qui jaillit à plus de 23 mètres de hauteur...




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